Plan d’eau du Parc Robert Guignard

Curage du plan d’eau

 

Les travaux de curage du plan d’eau ont été lancés il y a deux mois et devraient se terminer début décembre. Deux grands bassins ont été réalisés afin de recevoir les produits de curage par aspiration de la vase. Après deux mois il y a bien peu de dépôt. Pourquoi ? Parce que, semble-t-il, le matériel de curage n’est pas adapté à la nature des sédiments. Plus qu’une vase liquide les sédiments se sont compactés au fond et l’aspiration, si elle est peu couteuse, n’est pas adaptée. Lors du curage précédent en 1997 les sédiments avaient été enlevés avec pelle sur chenilles et camions. Le petit matériel d’aspiration parait bien dérisoire à côté. Les photos ci-jointes en témoignent.

Autre remarque : les bassins destinés à recevoir les boues liquides sont en pente ! Cela fait penser à cette histoire drôle : « Pourquoi les belges ne font pas de surf ? Parce qu’ils n’ont pas de plan d’eau en pente ! »

Que va-t-il se passer maintenant ? Affaire à suivre !

 

 

Curage 2019_1

 


Curage du plan d’eau

 

Suite à l’enquête publique qui s’est déroulée du 11 au 28 février 2019 le commissaire enquêteur a publié son rapport le 28 mars 2019. Nous venons d’en prendre connaissance.

Il donne un avis favorable « en s’équipant d’œillères et d’un parapluie» c’est-à-dire, pour les œillères, en se limitant à un strict cadre administratif sans prendre en considération les enjeux écologiques et financiers à moyen et long terme. Des enjeux qui ont cependant été largement soulevés lors de l’enquête comme ils l’avaient été entre 2010 et 2013 lors d’une large concertation des habitants. Pour le parapluie « en recommandant au porteur du projet de ne pas tirer un trait définitif sur des projets ultérieurs de modification de la configuration du plan d’eau » alors qu’il s’agit là du point le plus important !

En complément de cet avis discutable il faut mentionner que le Conseil municipal n’a pas été saisi comme le stipule explicitement l’arrêté de Mme la Préfète.

En conclusion nous considérons que, tant sur la forme que sur le fond, ce curage ne peut être autorisé.

Il ne peut l’être sur la forme en regard de cette absence de délibération du Conseil municipal conformément à l’arrêté de prescription de l’enquête.

Il ne peut l’être sur le fond car cette opération de curage règle le problème de l’envasement pour 10 à 15 ans mais devra être recommencé avec ses conséquences financières mais aussi foncières. En effet, à chaque curage c’est un ou deux hectares de terres agricoles qui sont utilisés pour le dépôt des matériaux et non réutilisables, ceci en contradiction avec les lois sur la protection du foncier agricole.

 

L’enquête a fait l’objet de 31 observations.

  • Douze ont des témoignages de satisfaction favorables au curage du plan d’eau
  • Onze émanent des jardiniers et concernent l’arrosage des jardins : Durant les travaux (1 mois) il ne sera pas possible d’arroser ; après les travaux la pompe sera remise en service.
  • Une observation sur la capacité des casiers qui ont une superficie de 1ha soit le tiers de la surface annoncée : les casiers ayant une capacité égale à la quantité de vase à extraire, le ressuage et l’assèchement progressif des boues extraites vont réduire le volume stocké.
  • Une observation sur les conditions de remise en eau après les travaux : la remise en eau se fera conformément à l’arrêté d’autorisation préfectorale en date du 2 juin 1982 autorisant la création de l’étang : respect de la cote hiver et cote été (absorption des pic de petites crues en hiver) et respect du débit réservé dans le fossé nord qui est de 20 litres par seconde ( quand le ruisseau a un débit égal ou inférieur à 20 litres par seconde l’étang n’est plus alimenté).
  • Une sur les désagréments olfactifs : durant les travaux les odeurs seront limitées car le curage se fera en dehors des périodes de fortes chaleurs
  • Deux sur le rétablissement de la continuité piscicole et sédimentaire :  la solution de rendre la Manse indépendante de l’étang n’a pas été retenue mais reste possible dans le futur
  • Une sur l’impact financier : le curage sera à refaire périodiquement, son coût a été évalué à 60 000€.
  • Deux sur l’effacement du plan d’eau : ce projet présenté en 2011 avait été rejeté en conseil municipal à cette époque, c’est la conservation de l’étang avec le rétablissement des continuités écologiques qui avait été retenue.

Conclusion du commissaire enquêteur

« Cette opération étant matériellement nécessaire dans le cadre du maintien des usages du plan d’eau, ne faisant pas obstacle à ce que d’autres travaux soient réalisés ultérieurement, étant financièrement acceptable par la commune, les nuisances éventuelles et les impacts sur l’environnement étant contenus par les précautions et moyens mis en œuvre, je donne un avis favorable à l’opération de curage en recommandant au porteur de projet de ne pas tirer un trait définitif sur des projets ultérieurs de modification de la configuration du plan d’eau. »

rapport et conclusion EP Curage plan d'eau de ste maure

Date de dernière mise à jour : 12/11/2019